Elle sourit. Elle aime voir cet interdit indigne de sa personne dessiné les contours d'un corps trop maigre, trop frêle. Elle jubile en le ressentant s'infiltré et violer son système nerveux, elle jouit en le sentant fusionné avec son esprit, son âme son subconscient. Il la manipule, elle son jouet, son pantin. Il la dirige elle son esclave, contrôle son avenirs avec un bout de bois, une croix des fils aux bouts de quoi, les tripes du petit bout de femme qu'elle est.
Actrice et metteur en scène de sa propre vie, elle suit le scénario d'un taulard inconnu définit par l'infinie indéfinie, boit une tasse de thé au bord d'une petite table sur un nuage, sur laquelle un vase est posé, remplie d'un splendide bouquet de ballons d'opium au couleurs magnifique. Elle regarde au loin, un joint a la main et observe l'horizon. Une étendue de vastes vallées verdoyantes, rongées par les laques, corrompues par les collines surveillées par les forêts et habitées par les mustangs ou paysans armés, s'offre a ces yeux, que le soleil rend, jaune vert malgré la pupille noir d'ébène qui ne cesse de s'accroître.
Elle cède a la tentation, pose sa tasse, prend son joint et saute du nuage. Un arc en ciel la guide et la glisse jusqu'au bord d'une route. En tailleurs au milieu de la nature sauvage, les brindilles se battent entres elles, excitées par le vent, autour d'elle une feuille de papier sur un livre qui serre d'appui, poser sur ses jambes, elle écrit une lettre au néant : « A. » dit-elle, et la lance au souffle de la vie.
Rebroussant chemin, pensant en vain, faisant offrande de son c½ur au battements trop rapide, de ces poumons qui lutte pour respiré, de son estomac vide depuis des années, de ces yeux que sa vie a remplie de psychédélisme, de sa bouche dont le désirs en a fait sa meilleure amie, et de son cerveau que la vie aura fait exploser... la vie dans ce cas présent s'appelle « Desert Eagle » .
Sa vie aura duré le temps d'un jour et d'une nuit. On appelle sa naissance la jouissance et sa mort l'épuisement. Un Orgasme de 24h. Une existence à 1 Dollz l'unité, qu'on multiplie par X avec l'expérience. Le coma est sommeil. Elle ressuscite, elle se réveille. C'est le jour suivant elle se lève, face au miroir elle se souvient, sourit et recommence. De sa vie elle a fait une passion.
Ici, fin de la nuit, s'arrête une histoire, un « trip », mais pas une vie.







