Elle, cette eau vitale a mes sens, et Lui ce voile éphémère et régulier floutant ma raison.
Dégoulinante de chagrin je gerbe ma haine, la gorge engrossé par cette barre de fer, mes yeux pleurs le sang que mon c½ur ne sait garder, mon ventre aplatie par la tyrannie et mon corps se débattant en vain contre un vide en rigueur semblable a la fermeté de mes veines. Dépliant le bras resserrant l 'élastique, glissant entre deux ce liquide arrogant, ma pupille s'ouvre ma vue se ferme mon nez respire ce sucre délicieux cette nourriture pour neurone, et mes lèvre aspire à la haine au dégout et a la répulsion.
Mes bras ballottent dans le vide et mon corps baladé entre deux déambule tel un cadavre violé par l'espoir, battu par l'amour, et ruiné par l'envie.
Ce sont mes désirs qui agissent aujourd'hui et mes sens lèchent la débauche, sucent la marginalité, caressent l'échappatoire, baisent la vie et jouissent a la mort.
tourmenté par les vices de son cercle, je reste là emmitouflé dans ma couette, enfermé dans le noir, tenté de déglutir mon chagrin, tenté de tout rincer d'un coup de jet, je reste là le regard vide et le c½ur avide de vie.
Chaque jour similaire au précédent, je ne vois plus la lumière du jour. comme intègre a une vitre sale barrant l'horizon, comme une fusion avec le non existant, je me langui a chacun de mes réveil du prochain sommeil.
Ceux qui avant aurait été qualifié de "rêvasserie" est aujourd'hui une torture psychologique insoutenable, il est nécessaire d'exécuter un génocide de pensée, de souvenirs, de désirs de besoin et d'envie.
Quelqu'un a dit " malheureux espérer, heureux méfiez vous"
Je me baigne dans ma mélancolie, je me noie dans mon chagrin, et chaque reprise de souffle est plus jouissive.
Vous, niais, heureux, sociable et détestable, je m'apitoie sur vos sors, je ris de vous, et me divertis de vos malheurs. Manipulation, destruction, extermination, répulsion, rejet.
Je n'sais pas, je n'sais plus, je n'veux plus. Je ne m'ennuie pas, je ne m'amuse pas, je n'suis pas morte, je ne vis plus. A quoi bon hésiter entre le plaisir et la peur, puisque quand heureux vous avez peur de pleurer. Autant crier a la haine et au dégout ! Puisqu'âpres la pluie vient le beau temps.
Picture : Pierre & Sorcha
Song : tamtrum - the world you live in
